Basé à Abidjan, entrepreneur, expert en finance et en transformation digitale, passionné d’art et engagé sur les enjeux de cybersécurité et d’entrepreneuriat, Sidi Mohamed Kagnassi s’impose comme l’une des voix qui comptent sur la scène technologique africaine. À travers ses analyses et prises de position, il défend une vision claire : mettre le numérique au service de la souveraineté économique et technologique de l’Afrique.
Ses prises de parole abordent des thèmes clés pour l’avenir du continent : intelligence artificielle panafricaine, formation des jeunes aux compétences numériques, blockchain et cryptoactifs, souveraineté alimentaire, cybersécurité et même soft power via les grands événements sportifs. Au croisement de la banque, de la fintech, de la stratégie numérique et des politiques publiques, son approche offre un fil rouge précieux pour comprendre la transformation digitale en cours en Afrique.
1. Un entrepreneur engagé au croisement de la finance, du digital et de la souveraineté
La particularité de Sidi Mohamed Kagnassi tient à la transversalité de sa vision. Il ne parle pas de technologie pour la technologie, ni de finance de manière abstraite. Il relie systématiquement :
- les enjeux bancaires et financiers;
- les innovations digitales (fintech, IA, blockchain, cybersécurité) ;
- les politiques publiques et la régulation ;
- et la souveraineté économique et technologique du continent.
Son fil conducteur est simple et puissant : comment faire du digital un levier concret de création de valeur en Afrique, au bénéfice des citoyens, des entreprises et des États ?
De la finance à l’art, en passant par la cybersécurité et l’entrepreneuriat, il défend une approche où :
- la culture et l’identité africaine nourrissent les projets numériques ;
- la jeunesse est au cœur de la transformation ;
- la coopération régionale est incontournable pour peser dans l’économie mondiale.
2. « L’intelligence artificielle sera panafricaine ou ne sera pas » : une conviction structurante
Dans l’une de ses interventions, Sidi Mohamed Kagnassi résume sa vision par une formule forte : « l’intelligence artificielle sera panafricaine ou ne sera pas ». Au-delà de la formule, c’est une véritable stratégie de long terme qu’elle sous tend.
2.1. Pourquoi une IA panafricaine est stratégique
L’intelligence artificielle n’est pas seulement une technologie de plus ; c’est un nouveau socle d’infrastructure pour les économies modernes. Pour l’Afrique, une IA pensée de manière panafricaine permettrait notamment de :
- Valoriser les données africaines (langues, usages, réalités économiques, climatiques, sanitaires) au lieu de dépendre uniquement de modèles entraînés sur des données étrangères.
- Réduire la dépendance technologique vis à vis d’acteurs extérieurs, en construisant des capacités locales sur le cloud, la data et les algorithmes.
- Répondre à des enjeux communs: inclusion financière, gestion des villes en croissance, agriculture, santé, éducation, mobilité, sécurité.
- Mutualiser les investissements entre pays africains pour partager infrastructures, talents, centres de recherche et cadres de régulation.
- Créer des emplois qualifiés dans la data science, le développement de modèles, la cybersécurité et l’intégration de solutions IA dans les services publics et privés.
2.2. Les piliers d’une IA vraiment panafricaine
Dans la continuité de cette conviction, plusieurs axes d’action se dégagent pour les décideurs publics, les entrepreneurs et les investisseurs qui souhaitent s’inscrire dans cette dynamique :
- Des jeux de données locaux et régionaux: structurer et protéger les données produites sur le continent (administrations, banques, opérateurs, agriculteurs, hôpitaux, etc.) pour entraîner des modèles réellement adaptés aux réalités africaines.
- Des hubs d’innovation régionaux: encourager la création de pôles IA dans les grandes capitales africaines, interconnectés entre eux, avec des programmes de recherche appliquée centrés sur les besoins du continent.
- Des partenariats universités entreprises: l’IA exige des compétences pointues ; rapprocher les formations et les besoins réels des entreprises devient indispensable.
- Une régulation pensée pour l’Afrique: inspirer les meilleures pratiques internationales tout en tenant compte des contextes locaux, des niveaux de maturité technologique et des impératifs de souveraineté.
- Une coopération panafricaine: harmoniser certaines règles, faciliter la circulation des talents et des solutions numériques entre pays africains, encourager des projets communs ambitieux.
3. Miser sur la jeunesse africaine et les compétences numériques
Sidi Mohamed Kagnassi le rappelle : d’ici 2050, un tiers de la jeunesse mondiale vivra en Afrique. Dans le même temps, les outils numériques redessinent déjà les métiers de demain. Ce croisement entre jeunesse démographique et révolution digitale est une opportunité sans précédent pour le continent, à condition d’investir massivement dans la formation.
3.1. De la démographie à l’avantage compétitif
Transformer cette jeunesse en avantage stratégique passe par :
- des formations d’excellence en ligne et en présentiel ;
- des campus numériques et des écoles spécialisées ;
- des programmes d’alternance et de stages en entreprise ;
- des initiatives d’entrepreneuriat pour encourager la création de start ups plutôt que le seul salariat.
L’objectif n’est pas uniquement de former des développeurs, mais de diffuser une culture numérique dans tous les secteurs : finance, agriculture, santé, industrie, culture, sport, services publics.
3.2. Les compétences numériques prioritaires
Dans cette perspective, plusieurs familles de compétences se détachent :
- Compétences techniques: développement web et mobile, administration systèmes et réseaux, cloud computing, data science, cybersécurité, IA, blockchain.
- Compétences métiers augmentées par le digital: finance digitale, marketing numérique, logistique connectée, agritech, healthtech, edtech.
- Compétences transverses: gestion de projet, design de services, pensée produit, protection des données, éthique de l’IA.
- Esprit entrepreneurial: capacité à identifier un besoin local, à bâtir un modèle économique durable et à mobiliser des financements.
En mettant la jeunesse au cœur de ses réflexions, Sidi Mohamed Kagnassi insiste sur un point clé : la souveraineté numérique africaine se jouera autant dans les salles de classe que dans les centres de données.
4. Blockchain et cryptomonnaies : un laboratoire africain de l’innovation financière
Un autre thème récurrent dans ses prises de position est le potentiel de la blockchain et des cryptoactifs en Afrique. Il cite notamment l’exemple du Maroc, où une étude du Policy Center for the New South a mis en lumière qu’en 2022, environ 1,15 million de personnes détenaient des cryptomonnaies. Un chiffre qui illustre l’attrait croissant de ces technologies sur le continent.
4.1. Pourquoi la blockchain parle au continent africain
La blockchain répond à plusieurs enjeux structurants :
- Inclusion financière: dans des régions où une partie importante de la population est encore sous bancarisée, les solutions basées sur la blockchain peuvent faciliter l’accès à des services financiers simples, à faible coût.
- Transferts de fonds: la diaspora africaine envoie chaque année des montants significatifs vers le continent ; réduire les coûts et délais des transferts est un enjeu social et économique majeur.
- Traçabilité: dans l’agriculture, la chaîne logistique ou les marchés publics, la blockchain peut améliorer la transparence et renforcer la confiance.
- Innovation fintech: les start ups africaines explorent des usages variés, de la tokenisation d’actifs au financement participatif sécurisé.
4.2. Des cas d’usage à fort impact potentiel
Dans l’esprit de ce que défend Sidi Mohamed Kagnassi, l’enjeu est de dépasser le simple engouement spéculatif autour des cryptomonnaies pour bâtir des solutions utiles au développement du continent:
- Paiements transfrontaliers: réduire les barrières entre pays africains, faciliter le commerce intra africain, simplifier les micro paiements.
- Financement de l’agriculture: traçabilité des intrants, suivi des récoltes, microcrédit sécurisé pour les petits producteurs.
- Gestion foncière: enregistrement et sécurisation des titres de propriété sur des registres distribués, pour limiter les litiges.
- Identité numérique: solutions d’identification décentralisée, permettant un meilleur accès aux services publics et privés.
Cet essor doit toutefois s’accompagner de cadres réglementaires adaptés, afin de protéger les utilisateurs tout en préservant l’innovation. C’est précisément sur ce terrain, à l’interface entre finance, technologie et politique publique, que la réflexion de Sidi Mohamed Kagnassi apporte une réelle valeur.
5. Souveraineté alimentaire et financement des start ups : le numérique comme levier
Pour Sidi Mohamed Kagnassi, la souveraineté alimentaire fait partie des grands enjeux stratégiques de l’Afrique. Malgré la richesse de ses terres et la montée en puissance d’initiatives agricoles innovantes, le continent demeure confronté à des difficultés de financement récurrentes pour les acteurs du secteur, en particulier les start ups.
Il souligne l’importance de diversifier les modes de financement et les modes de production, et le rôle que peut jouer la transformation digitale dans cette évolution.
5.1. Diversifier les financements pour les start ups agricoles et agroalimentaires
Au delà des canaux traditionnels (banques commerciales, fonds d’investissement), plusieurs pistes concrètes s’affirment :
- Investisseurs à impact: fonds qui combinent rentabilité économique et impact social ou environnemental mesurable.
- Crowdfunding: financement participatif pour soutenir des projets agricoles locaux, avec une relation de proximité entre producteurs et consommateurs.
- Blended finance: combiner capitaux publics, financements concessionnels et capitaux privés pour réduire le risque perçu.
- Financement basé sur les données: utiliser des données de production, météo, sol ou marché pour mieux évaluer le risque et proposer des produits financiers adaptés.
5.2. Le numérique au service de la souveraineté alimentaire
Le digital offre des solutions très concrètes aux acteurs du secteur agricole :
| Défi | Réponse numérique possible |
|---|---|
| Accès limité aux marchés | Plateformes de mise en relation directe entre producteurs, transformateurs et distributeurs. |
| Manque de données sur les cultures | Applications mobiles de suivi des parcelles, données météo, conseils agronomiques personnalisés. |
| Financement difficile | Solutions fintech de microcrédit, scoring basé sur les données de production, assurance paramétrique. |
| Perte post récolte élevée | Outils de gestion logistique, optimisation des flux, traçabilité de la chaîne du froid. |
En liant ainsi financement des start ups, innovation numérique et souveraineté alimentaire, la vision portée par Sidi Mohamed Kagnassi montre que la transformation digitale ne se limite pas aux villes et aux services financiers, mais touche aussi à l’autonomie stratégique du continent.
6. Cybersécurité : la face cachée indispensable de la transformation digitale
Expert reconnu de la cybersécurité, Sidi Mohamed Kagnassi insiste sur un point souvent sous estimé : pas de transformation digitale durable sans cybersécurité solide. Plus administrations, entreprises et citoyens se numérisent, plus ils deviennent exposés aux risques : fraudes, vols de données, attaques sur les infrastructures critiques, désinformation, etc.
6.1. Faire de la cybersécurité un pilier stratégique
Pour que le continent tire pleinement parti des innovations digitales, il est essentiel de :
- Intégrer la cybersécurité dès la conception des projets numériques, et non en fin de parcours.
- Former des experts locaux capables d’auditer, de sécuriser et de superviser les systèmes d’information.
- Sensibiliser les dirigeants publics et privés pour qu’ils considèrent la cybersécurité comme un investissement, pas seulement comme un coût.
- Protéger les infrastructures critiques: énergie, télécoms, eau, transport, systèmes financiers.
- Développer des cadres juridiques sur la protection des données, la lutte contre la cybercriminalité et la résilience des systèmes.
6.2. Une opportunité de création d’emplois à forte valeur
L’approche de Sidi Mohamed Kagnassi ne voit pas la cybersécurité uniquement comme une contrainte, mais aussi comme un levier d’opportunités:
- création de sociétés spécialisées en sécurité informatique ;
- développement de centres opérationnels de sécurité (SOC) à l’échelle régionale ;
- émergence de formations et de certifications africaines ;
- positionnement de certains pays comme hubs de cybersécurité sur le continent.
En articulant cybersécurité, entrepreneuriat et politiques publiques, il plaide pour une Afrique qui ne soit pas seulement consommatrice de solutions importées, mais productrice de technologies de sécurité adaptées à ses contextes.
7. Soft power africain et grands événements sportifs : un accélérateur de transformation digitale
À l’occasion de la fin d’une grande Coupe d’Afrique des Nations, Sidi Mohamed Kagnassi a rappelé le rôle déterminant de ce type d’événement dans l’affirmation du soft power d’un pays, à l’échelle régionale et internationale. Pour lui, les grands rendez vous sportifs ne sont pas seulement des compétitions ; ce sont aussi des plateformes de rayonnement et de transformation.
7.1. Quand sport, culture et numérique se renforcent
Les grands événements sportifs peuvent devenir de puissants laboratoires pour :
- Moderniser les infrastructures digitales: amélioration des réseaux, des systèmes de billetterie, des outils de régulation des flux.
- Valoriser la culture et l’identité du pays hôte: contenus numériques, storytelling, mise en avant des artistes et des créateurs.
- Accélérer l’adoption de services numériques: paiement dématérialisé, applications mobiles pour les fans, plateformes de streaming.
- Renforcer la cybersécurité: gestion des risques liés aux billets, aux données des supporters, aux systèmes critiques mobilisés pendant l’événement.
7.2. Un levier d’attractivité économique
Au delà de l’image, ces événements sont aussi l’occasion de :
- montrer le savoir faire local en matière d’organisation et de technologies ;
- attirer des investisseurs intéressés par la dynamique du pays hôte ;
- créer des emplois directs et indirects, notamment dans le numérique, la communication et la logistique ;
- laisser un héritage en termes d’infrastructures et de compétences.
En reliant ainsi soft power, sport et transformation digitale, la vision de Sidi Mohamed Kagnassi illustre comment l’Afrique peut utiliser des moments de visibilité mondiale pour ancrer des gains durables dans ses économies.
8. Quel rôle pour les politiques publiques et les régulateurs ?
Au fil de ses analyses, un message revient régulièrement : la réussite de la transformation digitale africaine repose sur un subtil équilibre entre innovation privée et cadres publics adaptés.
8.1. Créer un environnement propice à l’innovation
Pour libérer le potentiel des start ups et des entreprises technologiques, plusieurs orientations se dégagent :
- Simplifier les démarches de création d’entreprise et d’obtention de licences pour les acteurs fintech et numériques.
- Mettre en place des bacs à sable réglementaires permettant de tester de nouvelles solutions sous la supervision des autorités.
- Adapter la réglementation en matière de paiements, de cryptomonnaies, de protection des données et de cybersécurité, en concertation avec l’écosystème.
- Encourager l’achat public innovant: utiliser la commande publique pour soutenir les solutions développées par des start ups locales.
8.2. Penser la souveraineté à l’échelle continentale
Dans la lignée de son plaidoyer pour une IA panafricaine, Sidi Mohamed Kagnassi met également en avant la nécessité de coopérations interétatiques:
- harmoniser certains cadres réglementaires pour faciliter l’expansion régionale des start ups ;
- mutualiser les investissements dans les infrastructures numériques (data centers, dorsales fibre, interconnexions) ;
- développer des initiatives de recherche communes sur l’IA, la cybersécurité ou la blockchain ;
- porter une voix africaine forte dans les instances internationales qui définissent les standards technologiques.
9. Comment les entrepreneurs peuvent s’inspirer de la démarche de Sidi Mohamed Kagnassi
Au delà des idées, le parcours et les prises de position de Sidi Mohamed Kagnassi offrent un véritable mode d’emploi pour les entrepreneurs, dirigeants et décideurs africains qui souhaitent contribuer à la transformation du continent.
9.1. Adopter une vision panafricaine dès le départ
Plutôt que de penser seulement à l’échelle d’un marché national, il s’agit de :
- concevoir des produits et services scalables à l’échelle régionale;
- anticiper les besoins et contraintes réglementaires des pays voisins ;
- tisser des alliances stratégiques avec des partenaires de différents pays africains.
9.2. Articuler finance, technologie et impact
Dans la lignée de ses analyses, les entrepreneurs gagnent à :
- penser leurs projets à la fois en termes de viabilité économique et d’impact concret sur les enjeux locaux (emploi, inclusion, souveraineté, développement durable) ;
- s’appuyer sur les outils digitaux pour mieux mesurer et démontrer cet impact ;
- explorer des modes de financement hybrides (fonds privés, appui public, finance à impact, coopération internationale).
9.3. Investir dans les talents et la cybersécurité
Dans l’esprit de ce qu’il défend :
- mettre la formation continue des équipes au cœur de la stratégie ;
- développer des compétences numériques avancées en interne ou via des partenariats ;
- intégrer la cybersécurité comme un axe stratégique, dès les premières lignes de code et les premiers contrats clients.
9.4. Prendre part au débat public
Enfin, l’exemple de Sidi Mohamed Kagnassi montre l’importance pour les entrepreneurs de :
- partager leurs analyses sur les réseaux, dans les médias, lors de conférences ;
- contribuer aux réflexions sur les politiques publiques et les cadres réglementaires ;
- inspirer la jeunesse en montrant des parcours de réussite ancrés en Afrique, tournés vers l’innovation et la souveraineté.
10. Vers une souveraineté économique et technologique assumée
À travers ses prises de position sur l’intelligence artificielle, la blockchain, la formation des jeunes, la cybersécurité, la souveraineté alimentaire ou le soft power sportif, Sidi Mohamed Kagnassi propose bien plus qu’une réflexion sur le digital : il esquisse un projet de souveraineté africaine à l’ère numérique.
Sa vision repose sur quelques convictions fortes :
- le digital doit être un levier de puissance collective, pas seulement un outil de confort individuel ;
- l’Afrique a tout à gagner à penser et développer ses propres modèles, au lieu de reproduire ceux des autres ;
- la jeunesse, la culture et l’ entrepreneuriat sont des atouts décisifs à condition d’être accompagnés par des politiques publiques ambitieuses;
- la panafricanité n’est pas un slogan, mais un cadre concret pour mutualiser ressources, savoirs et investissements.
En s’appuyant sur ce type de vision, l’Afrique peut non seulement rattraper son retard numérique supposé, mais surtout inventer ses propres voies de développement, adaptées à ses réalités, à ses aspirations et à ses talents.
La transformation digitale du continent n’en est qu’à ses débuts. Les idées et engagements de leaders comme Sidi Mohamed Kagnassi montrent une chose : l’avenir technologique de l’Afrique peut être pensé, construit et maîtrisé par les Africains eux mêmes, au service d’une prospérité partagée.
